Vous avez fait contrôler votre installation électrique avant de mettre votre bien en vente, et le rapport est revenu avec des non-conformités. C'est une situation stressante, mais fréquente. En Belgique, environ 60 % des logements de plus de 25 ans présentent des non-conformités au RGIE lors d'un premier contrôle. Voici exactement ce que cela implique et ce que vous pouvez faire.

Qu'est-ce qu'un certificat RGIE et pourquoi est-il obligatoire ?

Le Règlement Général sur les Installations Électriques (RGIE) est le code belge qui régit la sécurité des installations électriques. Avant toute vente immobilière, le propriétaire doit faire contrôler l'installation par un organisme agréé (SOCABEL, VINÇOTTE, AIB-Vinçotte, etc.).

Si l'installation est conforme, le certificat est valable 25 ans. Si elle ne l'est pas, le rapport recense les infractions et fixe un délai pour y remédier.

À noter : le certificat RGIE négatif ne bloque pas légalement la vente, mais il oblige l'acheteur et le vendeur à s'entendre sur les travaux de mise en conformité dans le compromis. L'acheteur peut exiger que les travaux soient réalisés avant la signature ou que le prix soit diminué en conséquence.

Les non-conformités les plus fréquentes

D'après notre expérience de terrain, voici les infractions qui reviennent le plus souvent dans les rapports de contrôle :

  • Absence de différentiel 30mA — La protection différentielle haute sensibilité est obligatoire depuis les années 1990. Les anciens tableaux n'en ont souvent pas.
  • Absence de mise à la terre — Les prises sans broche de terre (sans trou central) ne sont plus conformes.
  • Câbles en aluminium — Courant dans les constructions des années 1960–1980, l'aluminium vieillit mal et présente des risques de connexions desserrées.
  • Circuit cuisine ou salle de bain non dédié — Ces pièces humides exigent des protections spécifiques.
  • Absence de liaison équipotentielle — La mise en commun des masses métalliques dans les salles de bain est obligatoire.
  • Tableau avec fusibles à cartouche ou à bouchon — Doivent être remplacés par des disjoncteurs calibrés.

Quel délai pour se mettre en conformité ?

Lorsqu'un contrôle révèle des non-conformités lors d'une vente, l'acheteur dispose légalement de 18 mois (en Région wallonne et bruxelloise) pour faire réaliser les travaux et soumettre l'installation à un nouveau contrôle.

Ce délai est souvent inscrit dans le compromis de vente, avec mention du rapport de contrôle. Attention : si vous vendez en l'état, c'est à l'acheteur de prendre en charge la mise en conformité. Il peut cependant négocier une réduction du prix en conséquence.

Vaut-il mieux mettre en conformité avant ou après la vente ?

C'est une question de stratégie. Mettre en conformité avant la vente vous permet d'afficher un prix plus élevé et évite les négociations sur un point de faiblesse. Vendre avec un rapport négatif en ajustant le prix peut aussi fonctionner, mais les acheteurs ont tendance à surestimer le coût des travaux lors de leur négociation.

Notre conseil : pour une vente rapide et sans friction, investissez dans la mise en conformité. Le coût est souvent récupéré plusieurs fois sur le prix de vente.

Combien coûte une mise en conformité ?

Le coût dépend directement du nombre et de la nature des infractions. Voici des fourchettes indicatives pour un logement standard à Bruxelles ou en Brabant wallon :

  • Remplacement du tableau seul (disjoncteurs + différentiels) : 800 à 1 500 €
  • Mise en conformité partielle (tableau + quelques circuits) : 1 500 à 3 000 €
  • Réfection complète d'un appartement de 80 m² : 4 000 à 8 000 €
  • Réfection complète d'une maison de 150 m² : 8 000 à 18 000 €
TVA à 6 % possible. Les travaux de rénovation électrique dans un logement de plus de 10 ans bénéficient du taux réduit de 6 % au lieu de 21 %, à condition que le prestataire soit enregistré. Vérifiez toujours ce point avec votre électricien.

Comment choisir son électricien pour une mise en conformité ?

Tous les électriciens ne sont pas habilités à délivrer ou à préparer l'installation pour un contrôle RGIE. Vérifiez que votre prestataire :

  • Est enregistré auprès du SPF Économie
  • Possède une certification professionnelle (P1 ou P2 selon RGIE)
  • Assure la coordination avec l'organisme de contrôle agréé
  • Vous remet la documentation technique après travaux

Volt-Pro remplit toutes ces conditions et accompagne ses clients de l'audit initial jusqu'à la remise du certificat de conformité.